Unedic : Président Gaby Bonnand

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Le cédétiste Gaby Bonnand élu à la présidence de l'Unedic

Une note du régime d'assurance-chômage met en évidence une forte croissance du nombre de chômeurs en fin de droit à l'automne 2009.

La bataille pour la présidence de l'Unedic n'a pas eu lieu, Force ouvrière ayant renoncé à présenter un candidat (« Les Echos » des 11 et 13 janvier). Mieux, tandis que la CGT s'est abstenue, FO, la CFTC et la CGC ont voté vendredi pour Gaby Bonnand, le candidat de la CFDT, comme le patronat. Les directions des trois confédérations ne voulaient pas paraître sacrifier l'assurance-chômage sur l'autel des guerres intersyndicales, alors que le régime se trouve dans une position difficile du fait de la fusion des Assedics et de l'ANPE dans Pôle emploi et a donc besoin d'affirmer sa cohésion. La surprise est venue du patronat, avec un départ du conseil d'administration, celui d'un permanent, Dominique Tellier, et surtout un retour : celui de la métallurgie. Son délégué général, Jean-François Pilliard, déjà chargé de négocier les retraites par Laurence Parisot, a en effet fait son entrée à L'Unedic. Comme simple membre. C'est Geoffroy Roux de Bézieux, qui a présidé l'Unedic pendant deux ans au titre du patronat, qui est devenu vice-président dans le cadre de l'alternance patronat-syndicats.

100.000 personnes de plus

Aussitôt élu, Gaby Bonnand a pris date sur le dossier des chômeurs en fin de droit sans attendre la réunion du groupe de travail paritaire sur le sujet, vendredi prochain. « Si l'Etat bouge sur les critères d'accès [à l'ASS qui prend le relais sous condition de l'allocation chômage], il faudra regarder si l'Unedic peut participer au financement », a-t-il déclaré, citant ce qui a été fait sur le chômage partiel. Il a cependant souligné que le régime paritaire avait déjà fait sa part du chemin puisqu'à la suite de la nouvelle convention, quelque 100.000 personnes supplémentaires ont été prises en charge.

Une note diffusée au conseil d'administration vendredi précise en effet que la création de droits à l'assurance-chômage dès 4 mois d'activité dans les 23  derniers mois a permis 101.800 ouvertures de droits supplémentaires pour un coût d'un peu plus de 200 millions d'euros. Ce document montre en outre qu'entre septembre et novembre 2009, l'Unedic a enregistré en moyenne 83.900 sorties d'indemnisation pour fin de droit. La hausse est 31,3 % par rapport à la même période l'année précédente.

lesechos.fr
L. DE C., Les Echos [ 01/02/10  ]

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